<?xml version="1.0" encoding="utf-8" standalone="yes"?><rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Management on DeciDay.fr — Le guide de l'orientation et de la reconversion</title><link>https://www.deciday.fr/tags/management/</link><description>Recent content in Management on DeciDay.fr — Le guide de l'orientation et de la reconversion</description><generator>Hugo -- gohugo.io</generator><language>fr-fr</language><lastBuildDate>Tue, 03 Nov 2026 00:00:00 +0000</lastBuildDate><atom:link href="https://www.deciday.fr/tags/management/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml"/><item><title>La GPEC : anticiper les besoins en compétences de son équipe</title><link>https://www.deciday.fr/gpec-gestion-competences/</link><pubDate>Tue, 03 Nov 2026 00:00:00 +0000</pubDate><guid>https://www.deciday.fr/gpec-gestion-competences/</guid><description>&lt;p&gt;Votre meilleur technicien part à la retraite dans dix-huit mois. Personne d&amp;rsquo;autre ne sait régler la ligne 3, et le jour où il rendra ses clés, vous découvrirez à quel point il était seul à tout porter. Ce scénario, des milliers de PME le vivent chaque année. La GPEC sert justement à éviter ce genre de mauvaise surprise : regarder un peu plus loin que le planning du mois prochain.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="gpec-gepp--de-quoi-parle-t-on-exactement-"&gt;&lt;a href="#gpec-gepp--de-quoi-parle-t-on-exactement-" class="header-anchor"&gt;&lt;/a&gt;GPEC, GEPP : de quoi parle-t-on exactement ?
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, c&amp;rsquo;est une idée simple sur le papier. Vous comparez les compétences dont votre équipe dispose aujourd&amp;rsquo;hui avec celles dont elle aura besoin dans deux, trois ou cinq ans. Puis vous comblez l&amp;rsquo;écart : formation, recrutement, mobilité interne, parfois réorganisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ordonnances de 2017, le Code du travail parle plutôt de GEPP, pour gestion des emplois et des parcours professionnels. Le changement de sigle n&amp;rsquo;est pas qu&amp;rsquo;une coquetterie. On met l&amp;rsquo;accent sur le parcours de chaque salarié, plus seulement sur les postes à pourvoir. Dans les faits, tout le monde continue de dire GPEC, et les deux termes désignent la même démarche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qu&amp;rsquo;elle n&amp;rsquo;est pas : un tableau Excel rempli une fois pour faire plaisir aux représentants du personnel, puis oublié dans un dossier partagé. Une GPEC qui ne débouche sur aucune décision concrète (une formation lancée, un binôme constitué, une embauche anticipée) ne sert pas à grand-chose.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="qui-est-obligé-de-sy-mettre-"&gt;&lt;a href="#qui-est-oblig%c3%a9-de-sy-mettre-" class="header-anchor"&gt;&lt;/a&gt;Qui est obligé de s&amp;rsquo;y mettre ?
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;L&amp;rsquo;obligation légale vise les entreprises et groupes d&amp;rsquo;au moins 300 salariés, ainsi que les entreprises de dimension communautaire qui comptent au moins 150 salariés en France (article L2242-20 du Code du travail). Elle ne s&amp;rsquo;applique que si une section syndicale représentative existe au niveau de l&amp;rsquo;entreprise. La négociation doit être engagée au moins tous les trois ans, un accord pouvant étendre ce délai jusqu&amp;rsquo;à quatre ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quatre thèmes reviennent obligatoirement sur la table :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;le dispositif de GPEC lui-même et ses mesures d&amp;rsquo;accompagnement (formation, abondement du CPF, VAE) ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la mobilité professionnelle ou géographique interne ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les grandes orientations de la formation sur trois ans ;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;les moyens de limiter le recours aux contrats précaires.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La loi du 24 octobre 2025 sur l&amp;rsquo;emploi des salariés expérimentés a ajouté une couche. Les entreprises de 300 salariés et plus doivent désormais négocier aussi sur le recrutement et le maintien en emploi des seniors, après un diagnostic préalable, avec un malus sur les cotisations vieillesse à la clé pour celles qui s&amp;rsquo;en dispensent. Cette même loi a remplacé l&amp;rsquo;entretien professionnel par l&amp;rsquo;entretien de parcours professionnel : un premier dans l&amp;rsquo;année qui suit l&amp;rsquo;embauche, puis tous les quatre ans, avec un bilan récapitulatif tous les huit ans.&lt;/p&gt;

 &lt;blockquote&gt;
 &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le saviez-vous ?&lt;/strong&gt; En dessous de 300 salariés, rien ne vous oblige à négocier un accord de GPEC. Mais les entretiens de parcours professionnel, eux, concernent toutes les entreprises dès le premier salarié. Ils constituent souvent la matière première la plus sous-exploitée d&amp;rsquo;une démarche de gestion des compétences.&lt;/p&gt;

 &lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id="la-méthode-en-quatre-étapes-sans-usine-à-gaz"&gt;&lt;a href="#la-m%c3%a9thode-en-quatre-%c3%a9tapes-sans-usine-%c3%a0-gaz" class="header-anchor"&gt;&lt;/a&gt;La méthode en quatre étapes, sans usine à gaz
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Une PME de 40 personnes n&amp;rsquo;a pas besoin du même dispositif qu&amp;rsquo;un groupe industriel. Voici une trame qui tient la route dans la plupart des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. Cartographier ce que vous avez.&lt;/strong&gt; Listez les postes, puis les compétences clés de chaque poste. Pas cinquante items par fiche : cinq à huit, ceux qui comptent vraiment. Pour chaque salarié, notez son niveau sur une échelle courte (débutant, autonome, expert, capable de former). Les entretiens de parcours professionnel sont une bonne occasion de recueillir ces informations, à condition de ne pas les transformer en interrogatoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Repérer ce qui va bouger.&lt;/strong&gt; Départs en retraite prévisibles, nouveau logiciel, nouvelle réglementation, client qui exige une certification, marché qui se déplace. Interrogez vos chefs d&amp;rsquo;équipe, ce sont eux qui voient arriver les changements avant tout le monde. La fiche tendances de votre branche professionnelle ou de votre OPCO peut aussi vous éclairer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Mesurer l&amp;rsquo;écart.&lt;/strong&gt; C&amp;rsquo;est là que ça devient intéressant. Vous allez trouver des compétences rares portées par une seule personne (le fameux technicien de la ligne 3), des savoir-faire qui vont perdre de la valeur, et des besoins qui n&amp;rsquo;existent pas encore dans l&amp;rsquo;équipe. Classez ces écarts par urgence et par impact, sinon vous allez vouloir tout traiter en même temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Décider et agir.&lt;/strong&gt; Pour chaque écart prioritaire, choisissez une réponse : former en interne, organiser un tutorat, recruter, faire évoluer un salarié vers un autre poste. Fixez un responsable et une échéance. Sans ces deux éléments, le plan reste un vœu pieux.&lt;/p&gt;

 &lt;blockquote&gt;
 &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En pratique :&lt;/strong&gt; commencez par un seul service ou un seul métier critique. Un pilote réussi sur l&amp;rsquo;atelier de maintenance convaincra davantage votre direction qu&amp;rsquo;un grand plan couvrant toute l&amp;rsquo;entreprise et qui s&amp;rsquo;enlise au bout de trois mois.&lt;/p&gt;

 &lt;/blockquote&gt;
&lt;h2 id="les-leviers-concrets-pour-combler-les-écarts"&gt;&lt;a href="#les-leviers-concrets-pour-combler-les-%c3%a9carts" class="header-anchor"&gt;&lt;/a&gt;Les leviers concrets pour combler les écarts
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Une fois les besoins identifiés, plusieurs outils sont à votre disposition, et certains coûtent beaucoup moins cher qu&amp;rsquo;on ne le croit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;formation&lt;/strong&gt; reste le premier réflexe. Le plan de développement des compétences, le CPF du salarié (éventuellement abondé par l&amp;rsquo;entreprise) ou la Pro-A pour les salariés en CDI qui visent une qualification permettent de financer une bonne partie des parcours. Les entreprises de moins de 50 salariés peuvent aussi solliciter leur OPCO, qui finance souvent des formations au titre de l&amp;rsquo;aide aux TPE-PME.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;transmission en interne&lt;/strong&gt; est souvent négligée. Un binôme senior-junior de six mois, une documentation des procédures critiques, des sessions courtes où un expert montre sa façon de faire : ça ne coûte presque rien et ça sécurise des savoir-faire impossibles à acheter sur le marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &lt;strong&gt;mobilité interne&lt;/strong&gt; mérite un vrai coup d&amp;rsquo;œil. Un salarié qui s&amp;rsquo;ennuie au service client a peut-être exactement le profil qu&amp;rsquo;il vous faut pour la planification. Quand ce genre de bascule se prépare, elle ressemble beaucoup à une reconversion en interne, et il existe une façon d&amp;rsquo;&lt;a class="link" href="https://www.deciday.fr/accompagner-salarie-reconversion/" &gt;accompagner un salarié en reconversion&lt;/a&gt; sans le lâcher dans le vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &lt;strong&gt;recrutement anticipé&lt;/strong&gt;, enfin. Embaucher six mois avant un départ plutôt que le lendemain coûte une demi-année de salaire en doublon, c&amp;rsquo;est vrai. Mais comparez avec le prix d&amp;rsquo;une ligne de production arrêtée ou d&amp;rsquo;un client perdu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les TPE et PME sans service RH, les OPCO proposent des diagnostics RH pris en charge en tout ou partie, et l&amp;rsquo;État peut cofinancer un accompagnement par un consultant via la DREETS. Les conditions varient selon les branches et les régions : appelez votre conseiller OPCO avant de signer un devis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="les-erreurs-qui-font-capoter-une-gpec"&gt;&lt;a href="#les-erreurs-qui-font-capoter-une-gpec" class="header-anchor"&gt;&lt;/a&gt;Les erreurs qui font capoter une GPEC
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le référentiel trop ambitieux.&lt;/strong&gt; Des fiches de compétences de trois pages que personne ne met à jour. Mieux vaut un outil simple et vivant qu&amp;rsquo;un outil parfait et mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Oublier les managers de proximité.&lt;/strong&gt; Une GPEC pilotée uniquement par les RH passe à côté de l&amp;rsquo;essentiel. Les chefs d&amp;rsquo;équipe savent qui progresse, qui décroche, qui pense à partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire peur aux salariés.&lt;/strong&gt; Si la démarche est perçue comme un tri préalable à des suppressions de postes, vous n&amp;rsquo;obtiendrez que des réponses prudentes. Expliquez l&amp;rsquo;objectif, montrez ce que chacun peut y gagner : une formation, une évolution, une meilleure visibilité sur son avenir dans la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne jamais revenir dessus.&lt;/strong&gt; Les besoins changent vite. Une revue annuelle, calée par exemple sur la préparation du plan de formation, suffit à garder la démarche à jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attention toutefois : la GPEC ne prédit pas l&amp;rsquo;avenir. Un marché qui se retourne ou une technologie qui arrive plus vite que prévu peuvent bousculer vos hypothèses. L&amp;rsquo;intérêt, c&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;avoir déjà réfléchi aux options quand le choc arrive, au lieu de partir de zéro.&lt;/p&gt;
&lt;h2 id="et-maintenant-"&gt;&lt;a href="#et-maintenant-" class="header-anchor"&gt;&lt;/a&gt;Et maintenant ?
&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;Pas besoin d&amp;rsquo;attendre un accord d&amp;rsquo;entreprise ou un consultant pour démarrer. Prenez vos trois postes les plus critiques, demandez-vous qui pourrait les tenir demain si leur titulaire partait, et notez ce qui manque. Vous aurez fait la moitié du travail. Pour aller plus loin sur les profils qui manquent le plus en France et les métiers où la concurrence à l&amp;rsquo;embauche est la plus rude, notre &lt;a class="link" href="https://www.deciday.fr/guide-metiers-qui-recrutent/" &gt;guide des métiers qui recrutent&lt;/a&gt; donne une bonne vue d&amp;rsquo;ensemble.&lt;/p&gt;</description></item></channel></rss>